Nombre de partenaires et validité

par Yassine

Nombre de partenaires et validité

Que vous ayez un·e ou plusieurs partenaires, du moment que vous avez la possibilité d'avoir d'autres relations romantiques et sexuelles et que vos/votre partenaire·s a/ont cette même liberté, vous pratiquez le polyamour.

Si vous n'avez aucun·e partenaire et que vous êtes dans l'optique de profiter et de laisser cette même liberté à la personne que vous rencontrerez, vous pratiquez également le polyamour.

Vous êtes valide, vous êtes polyamoureux·se.

La vie n'est pas un long fleuve tranquille, parfois on n'a pas la force d'avoir plusieurs relations... ou même une seule relation. Ce n'est pas parce qu'on a cette liberté qu'on doit absolument l'utiliser. Ce qui est important, c'est de ne pas dire aux autres comment iels doivent utiliser cette même liberté. Ce n'est pas parce que nous on a envie de se recentrer sur soi-même que l'autre doit faire la même chose.

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Comment(s):

Mark (March 18, 2024, 9:32 p.m.):

Je suis d'accord avec de nombreux points, sauf sur la sexualité en première phrase. je pense qu'il est erroné de considérer que la sexualité est un dénominateur d'une relation. Je dirais même que ce point de vue est issue du moule normatif monogame. (Même si certains couples monogames n'ont pas/plus de sexualité.)
Une relation n'inclut pas systématiquement , ou peut cesser d'inclure la sexualité sans en altérer la continuité me semble un positionnement plus juste.

Mark (March 18, 2024, 9:33 p.m.):

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Lucie1312 (March 26, 2024, 4:48 a.m.):

Oui, ça aurait pu être :
la possibilité d'avoir d'autres relations romantiques avec ou sans sexualité

David (March 11, 2025, 1:15 p.m.):

Les commentaires précédents, si bien intentionnés soient-ils, me semblent un brin fallacieux.
Ils tendent à reproduire inconsciemment les préceptes des grandes religions qui infusent nos sociétés et discréditent la mise en relation des corps, au profit des sentiments qui seraient plus nobles.
Dire que la validité d'une relation est caractérisée par les sentiments davantage que par la sexualité relève d'un jugement moral douteux.
Le polyamour se définit moins par la pluralité des partenaires potentiels que par la multi-dimensionnalité de l'amour. En quoi une connexion charnelle et sensuelle forte aurait-elle moins de valeur qu'une relation uniquement sentimentale (et inversement) ? Les émotions passent aussi à travers les sens, les corps, elles ne sont pas la propriété du coeur ou de l'esprit.

Nilith (July 6, 2025, 5:15 p.m.):

J'ai lu tellement de personnes qui ne souhaitaient pas relationner avec des novices en polyamour... Et je comprends complètement pourquoi, le fait de se retrouver à faire de la pédagogie sur les principes du polyamour, à rassurer, essuyer les pots cassés parce que forte tendance à être une relation secondaire "bonus" qui n'a jamais voie au chapitre, par habitude et facilité de ne consulter que le partenaire historique, lorsqu'il y en a un...
... Toujours est-il que, toute convaincue depuis des années que je sois, n'ayant jamais mis en pratique, et étant bien consciente qu'il y a tout un tas de points qui ne pourront être éclaircis et ajustés qu'avec la pratique... J'ai du mal à me définir polyamoureuse, j'ai l'impression d'être une imposteuse.
Du coup, ça fait quand même du bien de lire ça sur un site dédié au sujet. Comme quoi, mon psy avait raison. 🙃

Aki (Sept. 18, 2025, 7:23 p.m.):

J'entends les critiques de David sur les commentaires précédents : "ils tendent à reproduire inconsciemment les préceptes des grandes religions qui infusent nos sociétés et discréditent la mise en relation des corps, au profit des sentiments qui seraient plus nobles."

Mais il me semble un peu fallacieux également : avoir uniquement plusieurs relations sexuelles (sans sentiment amoureux donc) fait-il de nous un-e polyamoureux-se ? Je ne crois pas. La sexualité n'est pas indispensable au polyamour (certaines personnes sont asexuelles ou demi-sexuelles, ou autre). L'amour, oui, par définition même. Mais l'amour peut-il uniquement etre une "rencontre des corps", un amour "charnel" ? Les philosophes grecs ne définissaient-ils pas les amours de type "Eros'" et "Porneia" ?

On pourrait débattre de cette séparation/dualité entre "sexualité" et "sentiment amoureux".

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